- Gabriel et Bernardo Sandoval
Naturellement, les textes ciselés et la voix de Gabriel ont trouvé pour écrin la musique passionnée de Bernardo : l’accord parfait pour les frères Sandoval qui sortent ensemble leur premier livre/CD, Naturelles, très bel objet agrémenté des photographies de Frédérique Étienne et René Robert, des peintures d’Albert Martin et des illustrations de Johanne Villard. Une histoire d’amour, de Toro, de Torero. Une histoire à deux voix, en totale harmonie.
RAMDAM
- Gabriel Sandoval : " Tu peux t’en aller "
Dans la famille Sandoval, il y a Bernardo, le guitariste, compositeur et chanteur. Il y a aussi Gabriel, l’ange gardien, le grand frère que Bernardo appelle tendrement « mon petit Gaby ». Et Gabriel, lui, est avant tout un
amoureux des mots. Un homme sensible, hypersensible qui, plutôt que de hausser le ton pour renforcer ses messages, préfère s’exprimer par le murmure. Sa façon à lui de respirer, de dire son amour pour l’être humain qui le bouleverse tout autant que la musique de son frère. Gabriel Sandoval qui avait déjà publié trois ouvrages (« Flamenco attitudes », « Le Flamenco entre révolte et passion » et, tout récemment le livre-disque « Naturelles » qu’il avait écrit sur des musiques de Bernardo), sort aujourd’hui son premier « roman » Tu peux t’en aller. Oh, juste une cinquantaine de courtes pages. Mais des « murmures » toujours. Des murmures d’amour pour sa maman Féli qu’il était allé chercher à Sahagun, du côté de Léon en Espagne, après la mort de son papa. Un livre écrit le cœur battant, la larme à l’œil sans doute, bouleversant. Du premier au dernier murmure…
LA DÉPÊCHE – Bernard Lescure
- L’étreint qui passe
J’achève à l’instant la lecture d’un roman. Pas d’un roman, disons… de fragments, mais pas exactement. D’une nouvelle, encore moins. Pas d’un poème en prose, pas d’un poème en vers. Disons… d’une étreinte. C’est ça. Parfaitement. J’achève à l’instant la lecture d’une étreinte. Pas de chapitres, mais de murmures. Pas de formules, pas d’aphorismes, pas de sentences, mais d’éclats. De fulgurances.
L’espace de 53 pages, un écrivain y abolit les frontières. Celle qui partage la terre adoptive et le pays natal. Celle qui sépare les vivants et les morts. Celle qui fait regretter à un fils de ne pas avoir dit « Je t’aime » à ses parents tant qu’ils étaient de ce monde. Heureusement la littérature, quand elle est pratiquée avec art et mesure, sait arrêter le temps et dissiper les malentendus.
Si je vous dis tout ça, c’est que l’auteur de ce livre s’appelle Gabriel Sandoval, qu’il n’est pas rare de le croiser au J’Go Toulouse, et que la seule chose à faire quand on vous étreint, c’est d’étreindre à votre tour.
La Chronique du J’Go (Toulouse)
Sébastien VAYSSIÈRES
- Le livre-CD des frères Sandoval
Dans la famille Sandoval, le benjamin Bernardo s’est depuis longtemps fait un nom dans le milieu flamenco-rock en tant que
guitariste et compositeur. Son aîné, Gabriel, est écrivain. Il vient d’éditer un petit ouvrage de poésie, « Naturelles » sur la tauromachie, présenté sous forme de livre-disque. La musique est, bien évidemment, de son frère. Quant aux illustrations, on les doit au peintre nîmois Albert Martin.
LA GAZETTE
- le Marathon des mots
À l’occasion du Marathon des Mots, les soirées toulousaines résonnent en juin, jusque tard dans la nuit, des rythmes multiples de la scène musicale catalane. […] Cette soirée se clôturera en beauté avec la nuit catalane (voir ci-contre) au cours de laquelle on retrouvera deux autres étoiles du flamenco catalan, Gabriel et Bernardo Sandoval.
Programmation, Le Marathon des mots
- Naturelles
Pures émotions… Pour transmettre son cœur sa douleur et son amour, on peut jouer de poésie de musique ou de peinture… Gabriel Sandoval utilise les trois pour une œuvre caressante, une ode au toro qui devient vite universelle, suivant le fil d’une passe « naturelle » pour parler de noir et de blanc, d’oppression et de révolte, de tristesse et de douceur. C’est à la fois un petit livre avec des textes splendides et illustré des photographies de René Robert et de Frédérique Étienne, de peintures d’Albert Martin et d’illustrations de Johanne Villard… Mais aussi un CD avec une très belle musique de Bernardo Sandoval à la guitare accompagnant les textes dit ou chantés, qui prennent une nouvelle dimension à l’écoute…
FLAMENCO MAGASINE – J.M. Josset
- Sandoval, l’ange Gabriel
Frère aîné du guitariste et compositeur flamenco-rock Bernardo Sandoval, Gabriel Sandoval signe aujourd’hui « Naturelles », son premier livre-disque. Auto-édité, ce magnifique petit ouvrage de poésie, d’images, de souffle flamenco, d’espoir, est aujourd’hui distribué à 1 000 exemplaires.
Rencontre avec l’auteur.
BL : Après « Flamenco attitudes » et « Le Flamenco, entre révolte et passion », vous publiez aujourd’hui un livre-disque, « Naturelles ». C’est la suite logique de vos deux premiers ouvrages ?
GS : Je crois que oui. Dans mes deux livres précédents et surtout dans « Flamenco attitudes », je voulais dire combien le flamenco exprimait ma façon de respirer, que cette musique qui va bien au-delà des notes est tout simplement ma façon d’être, de percevoir le monde, de pulser. Une attitude face à la vie et face au monde. Ce cri qu’on aimerait tous pousser et qui peut aussi devenir murmure. Et en cela, ce livre, « Naturelles », est vraiment le pendant naturel de « Flamenco attitudes ». Je veux montrer combien cette musique bouleverse. C’est une musique qui vous renvoie à vous-même et qui, face à la vie, vous fait rester debout. Le flamenco vous permet de comprendre que, plus qu’un combat, l’aventure humaine est toujours possible et qu’il ne faut jamais perdre la passion. Alors j’ai écrit ces dix textes. Pas pour faire la révolution, mais pour montrer comment ce monde dans lequel on vit est fait : un monde d’intolérances, un monde d’apparences, de « toreros de salon » qui passent leur vie devant un miroir pour la seule beauté du geste, un monde de mensonges avec tous ces génocides, toutes ces arènes comme l’Afrique par exemple, où on laisse aujourd’hui mourir les gens. Voilà ce qui me fait écrire. Et quelle chance pour moi de pouvoir dire tout cela à voix haute, accompagné par les musiques de mon frangin Bernardo.
BL : « Bernardo, mon frère, te quiero, tes notes sont le tempo de ma vie », avez-vous écrit. Plus qu’un message de fraternité, c’est de l’idolâtrie ?
GS : Ce n’est pas de l’idolâtrie, c’est un message d’amour. La musique de Bernardo va au-delà du flamenco. De ses chemins de traverse, il a souvent payé le prix fort. Je suis à ses côtés depuis toujours. J’écris sur sa musique depuis 30 ans. C’est un grand murmure : d’amour et le tempo de sa musique est aussi celui de mon cœur.
BL : L’écriture est votre passion. Je suppose que vous avez déjà un nouveau projet en tête…
GS : J’ai envie d’écrire sur le thème de la femme… J’aime bien ce concept de livre-disque parce que je pense que les mots sont faits pour être dits. Et dans ce sens, Bernardo voudrait bien que je monte avec lui sur scène l’été prochain en Corse, dans le cadre d’un festival de voix.
LA DÉPÊCHE – Bernard Lescure